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Historique de la base militaire (1954 à 1964)
Au début des années cinquante, la crainte d'une invasion russe par le nord incita le gouvernement fédéral du Canada et celui des États-Unis à bâtir de nombreux postes de radar. Le mont Ste-Marguerite à St-Sylvestre de Lotbinière fut choisie à cause à son altitude qui est la plus élevée (soit 2 225 pieds) dans un rayon de cent milles.
Après quatre années de construction à employer jusqu'à 1 500 ouvriers et un investissement de plus de cinq millions de dollars, une base militaire de six cents arpents ouvrait ses portes le 15 septembre 1953. Ce n'est que le 1er janvier 1955 que l'on baptisa la station "No. 13 aircraft control & warning squadron" (13ième escadron). Propriété privée de l'État.
La défense nationale avait construit trois tours de contrôle fonctionnant jour et nuit. Elles avaient comme objectif la surveillance aérienne de la région. "La tour top secret" dont la structure est encore présente aujourd'hui est érigée au sommet du mont Radar (mont Ste-Marguerite). Les deux autres, la TX au sommet du mont Handkerchief (2 000 p. al) et la RX, étaient des tours émettrices-réceptrices situées à un kilomètre de distance sur des montagnes avoisinantes.
La direction de la base militaire reposait sur les épaules du commandant, et jusqu'à trente officiers le secondaient. Pour chaque section, il y avait de plus un sergent, un caporal, des aviateurs et des civils (90) employés à l'année longue. Notons que seulement 20 à 25 % des membres du service étaient francophones et que 80 % des militaires célibataires étaient des femmes!
Des activités étaient organisées à la station pour améliorer la vie sociale des habitants: compétitions sportives, parties de sucre, journée d'aviation, etc. Toutes ces activités sociales ont contribué à rendre plus agréable la relation entre paroissiens et militaires dans ce véritable petit village. Durant ces gros rassemblements, la population s'élevait à 800 personnes, femmes et enfants compris. Seulement 200 à 300 étaient des militaires.
Le village était constitué d'une multitude de bâtiments. À l'entrée de la base se trouvait le poste de police où l'identification des personnes et des objets était obligatoire, tant à l'entrée qu'à la sortie. L'édifice de l'administration regroupait les bureaux d'employés ainsi que le journal hebdomadaire Daily Routine Order. L'hôpital desservait la population civile et militaire et une clinique dentaire y fut même aménagée. Une église était divisée en deux (catholique-protestante) pour satisfaire les besoins des communautés ethniques. Contrairement à l'église, on avait construit deux écoles bien distinctes. Elles accueillaient de 140 à 150 élèves de la maternelle à la neuvième année. Le centre récréatif offrait les services de bureau de poste et abritait salon de coiffure (barbier), boutique de souvenirs, casse-croûte, épicerie, théâtre, librairie, gymnase, piscine chauffée et salle de quilles. De quoi rêver! Le poste de pompiers, avec ses inspections quotidiennes rigoureuses, n'a déclaré aucun incendie majeur en dix ans. Un garage veillait à l'entretien de la machinerie militaire. On comptait aussi une usine de filtration, une chambre de chauffage, un entrepôt et le bâtiment des cuisines. Dans ce dernier se trouvaient deux bars très achalandés offrant la bière à 10 cents!!! Pour loger tous ces gens, on comptait environ soixante-cinq maisons ainsi que des baraques. Une trentaine de maisons mobiles et une dizaine de roulottes s'y sont ajoutées au début des années soixante.
Le déclin de la station débuta le 12 mars 1964, suite à une décision conséquente au fait que les progrès réalisés dans le domaine des télécommunications rendaient superflues les dépenses occasionnées par le maintien de telles bases militaires. Militaires et civils furent graduellement transférés vers d'autres bases militaires, dont celles de St-Hubert, du mont Apica (Laurentides), de Valcartier et de Moisie (Sept-Îles). Durant l'été 64, un groupe de St-Sylvestre propose un projet au gouvernement fédéral: recycler le site en base de plein air. M. Choquette, député de Lotbinière, le curé et les membres du conseil décidèrent d'attendre les démarches d'Ottawa.
Des étrangers de Victoriaville, plus rusés, firent malheureusement l'acquisition de la station sous le nez des villageois et celle-ci devint Domaine Inc. de St-Sylvestre. Après avoir dépouillé tout le potentiel et les ressources d'un site laissé intact par la R.C.A.F., la station tant convoitée est revendue au International Sportsman Club en 1970 et par la suite à Dévelopement Mont Radar inc. afin d'y faire une station de ski et récréotouristique ce qui devenu une reprise de finance de la banque National aux frais des 300 investisseurs. La station, si elle avait été bien gérée et administrée par des organismes compétents du secteur, aurait pu devenir profitable non seulement à St-Sylvestre, mais aussi à toute la région de Québec.
Aujourd'hui encore, le Mont Radar est jalonné des vestiges de ce qui fut cet extraordinaire petit village de montagne. Le site panoramique de 360 degrés, situé à 2 300 pieds d'altitude, est une destination encore fort visitée pour son panorama et enfin sauvé des promoteurs qui ne pense qu'a l'argent grâce à Jean-Marc Deneau et Philippe Laramée qui fondèrent l'écovillage en soustraiyant de la spéculation à perpétuité.
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Présentation du groupe de recherche
sur la
création d'écovillages au Québec
(Les débuts de Aube en 2002, article publié dans Aube #1)
Présentation du projet
Nous sommes un groupe qui veulent en savoir plus sur les écovillages. Le groupe est composé de personnes intéressées à vivre de manière écologique et harmonieuse. Le but de ces recherches est de préparer et faciliter la création d'écovillages au Québec, afin de préserver nos écosystèmes, de favoriser l'évolution et l'épanouissement de l'être humain. Ces écovillages deviendront des sites de recherche, d'éducation et d'expérimentation de différents modes de vie durables et équitables.
Les recherches au sein de notre groupe
Un des aspects importants de notre mouvement est d'effectuer des recherches en vue d'en faire la synthèse et de présenter les différentes avenues écologiques dans le cadre de la création d'un écovillage. Les champs de recherches sont constitués des grandes catégories suivantes:
Les technologies et les procédé s écologiques dans le domaine de la construction et des énergies alternatives; l'agriculture harmonieuse et la gestion éclairée de la forêt; les aspects de la vie communautaire qui comportent les modes de prise de décisions et la résolution de conflits; les aspects légaux et la viabilité économique en région; l'apport spirituel dans une communauté; les arts et la culture en région. (etc...)
Aube, un mensuel en évolution
Aube est une revue à périodicité variable qui expose l'évolution de nos recherches dans les différents domaines relatifs à la réalisation d'une communauté écologique. Aube se veut aussi le premier pas d'un guide de références , tant électronique que physique, qui va permettre l'élaboration d'écovillages au Québec. Il est possible de collaborer à sa réalisation. Que ce soit par la rédaction d'un article, suite à une recherche dans les différents domaines, en participant à la construction du site internet, à la traduction, ou à l'écriture d'un article ou d'un chapitre.
Site internet
Le site internet sera le miroir de l'avancement de notre projet et de nos recherches. Il sera un document de références en soi qui pourra être consulté par quiconque est désireux de connaître les différentes alternatives dans les domaines ci-haut mentionnés. (Il est à noter que le site est en constante évolution). |